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L'islam cherche sa place en entreprise


 

Avec l'affirmation croissante des identités religieuses, et notamment de l'islam, patrons et DRH sont de plus en plus souvent confrontés aux revendications de salariés qui souhaitent concilier leur travail et leur foi. Comment trouver l'équilibre entre respect de la diversité et exigences de la vie en entreprise ? La réponse passe par le pragmatisme et le dialogue.

Des jeunes femmes qui arrivent voilées au travail. Des usines qui mettent à disposition des salles de prière. Des cantines qui proposent des menus halal. A l'image du reste de la société, l'entreprise est touchée par le retour du religieux et l'affirmation de la communauté musulmane. Selon une étude menée en avril par l'Ifop auprès de 393 DRH, 26 % des entreprises estiment que les revendications liées à la pratique religieuse progressent. En Ile-de-France, elles sont même 37 % dans ce cas. Port du voile, temps de prière, régime alimentaire, les salariés musulmans pratiquants aspirent à mener leur vie professionnelle sans avoir à renier leur foi et n'hésitent plus à le revendiquer. C'est peu de dire que le sujet, délicat sinon tabou, embarrasse les dirigeants. On ne compte plus les entreprises qui, contactées par « Les Echos », ont refusé de s'exprimer. Pour les directions des ressources humaines, la question est d'autant plus délicate à traiter qu'elles ne peuvent aller à l'encontre de l'exigence de diversité tant vantée par les entreprises. Plus question de s'abriter derrière le principe de laïcité pour balayer d'un revers de main toute demande liée à la pratique religieuse. L'heure est à la recherche d'un équilibre plus fin.


Horaires adaptés pendant le ramadan

Un vrai travail de dentelle. « Tout dépend du contexte, de la personne, de son comportement et des contraintes liées à son travail. On ne peut faire que du cas par cas », estime Thibault Lanxade, PDG d'Aqoba, une agence de marketing. Ses précédentes fonctions de gestionnaire de réseau, chez Shell, l'ont amené à installer des salles de prière pour éviter que ses employés ne se recueillent dans le garage de la station-service. « C'était plus pratique, plus respectueux de leur croyance et aussi moins dangereux », résume-t-il. Comme lui, la plupart des DRH tablent aujourd'hui sur des gestes de conciliation. Durant le ramadan, Vinci, comme d'autres entreprises du BTP, adapte le cas échéant les horaires de travail de ses ouvriers. L'objectif, là aussi, est de marier respect des aspirations individuelles et pragmatisme collectif : « Avant, nous étions confrontés à un fort absentéisme et à des accidents du travail plus nombreux que d'habitude, les ouvriers étant, durant cette période, physiquement affaiblis. Il a donc été décidé de leur donner des horaires particuliers : très tôt le matin, pour travailler juste après avoir mangé, ou tard le soir, après la rupture du jeûne », explique Hélène Louçano-Jeugnet, ex-DRH d'une entreprise de BTP. Même évolution dans la grande distribution : on raccourcit la pause déjeuner pour permettre aux caissières de rentrer plus vite chez elles à la tombée du jour... et éviter qu'elles ne soient victimes d'un coup de creux en fin d'après-midi. Nombre d'entreprises offrent aussi des congés exceptionnels pour les grandes fêtes religieuses qui ne sont pas fériées en France, comme l'Aïd-el-Kébir. Par générosité... ou par résignation : « Beaucoup ne viendraient pas de toute façon », explique un DRH de la grande distribution. Pour contourner le problème, l'Association nationale des DRH (ANDRH) demande désormais, au nom de la diversité, de « banaliser » deux ou trois jours fériés liés à des fêtes catholiques, afin que les salariés les prennent selon leur convenance. Un musulman pourrait ainsi profiter de l'Aïd mais venir travailler, par exemple, le jour de la Toussaint.


Lignes jaunes

Le port du voile reste la question la plus sensible. Mais, là aussi, certains n'hésitent plus à franchir le pas. Chez L'Oréal, une jeune femme voilée, diplômée d'une grande école, vient ainsi d'être embauchée à un poste convoité. Malgré quelques réticences internes, la direction a tenu bon. « Nous avons pour politique de recruter uniquement en fonction des compétences. Cette candidate les avait, nous l'avons engagée. Le voile ne doit pas être traité comme un signe distinctif et on ne l'a pas pris en compte dans notre décision », explique Jean-Claude Le Grand, le directeur diversité. Une position que défend IMS-Entreprendre pour la cité, l'association créée par Claude Bébéar pour promouvoir la diversité dans le monde du travail : « L'entreprise ne peut pas, sans raison, interdire le port du voile. La vraie question est : la personne travaille-t-elle bien ou pas, remplit-elle sa mission ou pas ? » explique Benjamin Blavier, un de ses responsables.

Dans la majorité des cas, salarié et employeur parviennent à trouver un arrangement. Mais faire preuve de souplesse n'est pas sans risques. A commencer par celui de la création d'inégalités de traitement qui alimentent les jalousies. Certains l'ont appris à leurs dépens, comme ce DRH d'un grand groupe industriel qui, voulant bien faire, avait accepté de distribuer des chèques restaurant à deux salariés de confession juive car la cantine ne pouvait pas servir de nourriture casher. Trois mois après, tous les salariés lui réclamaient des chèques restaurant...

Plus gênant encore, la religion peut devenir prétexte à des comportements clairement problématiques. Exemples vécus : un garçon boucher qui refuse de servir de la viande de porc à la clientèle ; un employé d'aéroport qui ne veut pas pousser une palette qui contient des bouteilles d'alcool ; des ouvriers qui refusent de partager le même réfrigérateur que leurs collègues au motif que leur viande est « impure ». En pareil cas, beaucoup de dirigeants restent paralysés, par peur d'être accusés de racisme. Et par méconnaissance de l'islam.

D'où la nécessité, aussi, de fixer dès le départ des limites claires. « Les attentes légitimes des salariés, c'est bien, mais n'oublions pas celles des entreprises ! Il faut poser un cadre clair, le cas par cas à ses limites », insiste Karim Zeribi, responsable diversité de la SNCF. « Les traitements différenciés sont légitimes, tant qu'ils ne nous empêchent pas de faire notre métier correctement », abonde Christian Lurson, DRH de Sodexho. Rester équitable et ne pas désorganiser le travail : voilà les deux lignes jaunes à ne pas franchir. Comme le souligne Patrick Banon, chercheur en sciences des religions, « à trop sacraliser les différences par souci de diversité, on risque d'oublier de préserver la cohésion du groupe. L'entreprise, ce n'est pas un self-service où chacun s'organise à sa guise. »

Appel aux partenaires sociaux

Fixer un cadre, certes, mais lequel ? La plupart des DRH s'appuient sur le règlement intérieur : respect des horaires, des règles de sécurité et d'hygiène ; tenue correcte exigée en cas de contact avec la clientèle. Mais, là encore, attention au règlement intérieur fourre-tout qui interdit le port du voile ou de la barbe à tous les salariés, quelles que soient leur fonction et leur proximité avec la clientèle. Juridiquement, une entreprise ne peut pas imposer la laïcité à ses salariés (voir encadré). Tout dépend du contexte et du poste exercé. « Nous avons des femmes de ménage qui portent le voile quand elles travaillent le matin ou le soir dans les bureaux. Cela ne gêne personne et il n'y a aucun problème », témoigne Bruce Roch, responsable diversité chez Adecco.

Pour régler les situations les plus délicates et ne pas être taxés d'autoritarisme déplacé, certains DRH n'hésitent pas à mettre dans la boucle les partenaires sociaux : « Il faut prendre le temps d'en parler avec tout le monde, les salariés, les syndicats, les comités d'entreprise locaux. C'est la seule façon d'éviter une décision arbitraire ou jugée comme telle », estime Hervé Dufoix, DRHdu groupe de défense navale DCNS. Ouvrir le dialogue sur le sujet, sans se focaliser sur une religion, reste ainsi le meilleur moyen de dépassionner le débat et de montrer que l'entreprise ne fuit pas ses responsabilités. Certains groupes comme L'Oréal, Adecco ou Sodexo ont même mis en place des formations où ils abordent la question. « C'est exactement comme pour les autres formes de discrimination : il faut informer et échanger pour casser les fantasmes et les représentations », insiste Benjamin Blavier. En d'autres termes, divine ou pas, il faut libérer la parole.

 

Source : les echos.

 
 
 
 

 
 
 
 
Immigration : les expulsions en hausse de 80% en 2008

Selon Brice Hortefeux, les expulsions d'étrangers ont augmenté de 31% et 2007 et de 80% depuis le début de l'année.

Nicolas Sarkozy lui avait, comme à la plupart des ministres, fixé des objectifs chiffrés. Et même s'il ne les a pas tout à fait tenus en 2007, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, a pu se féliciter du bilan de sa politique, «à la fois honnête, juste et équilibrée», un an après son installation.

Le ministre a annoncé jeudi une hausse de 31% des reconduites à la frontière en 2007 et surtout une augmentation de 80% pour les cinq premiers mois de 2008. «Jamais sur une année autant de clandestins n'ont été reconduits dans leur pays d'origine», s'est félicité Brice Hortefeux.

En valeur absolue, ce sont 14.660 immigrés sans-papiers qui ont été expulsés depuis le premier janvier. En un an, de mai 2007 à mai 2008, le chiffre atteint 29.729 reconduites à la frontière. A partir de ces résultats, Brice Hortefeux estime qu'il pourra accomplir son objectif de 26.000 expulsions pour l'année 2008. Autre satisfecit du ministre, 38 de ces reconduites à la frontière se feraient «de manière volontaire», assure-t-il.

L'immigration de travail en hausse

Quant à l'entrée sur le territoire de nouveaux immigrants, Brice Hortefeux évoque un «rééquilibrage très net en faveur de l'immigration professionnelle». Selon les chiffres de son ministère, le nombre d'étrangers venus travailler de manière légale en France s'est élevé à 30.170, soit une progression de 36,7%.

Plus précisément, la hausse est de 28,6% sur les cinq premiers mois de 2008 pour les visas long séjour et 16% pour les cartes de séjour délivrées pour motif de travail. Quant au regroupement familial, il est en baisse de 12,6% sur un an.

Et Brice Hortefeux de répondre à ses nombreux détracteurs, expliquant que la politique «d'immigration choisie» était «comprise des Français». Quant à la défense de l'Identité Nationale, l'autre intitulé de son ministère, il a appelé ses opposants à réfléchir au «non» Irlandais au traité de Lisbonne. «Qu'ils analysent le vote, ils découvriront que parmi les multiples raisons, il y a précisément cette inquiétude sur l'avenir de l'identité de leur Nation».

L'UMP s'est félicité dans un communiqué de la «réussite» gouvernementale en matière d'immigration. Fédéric Lefèbvre, porte-parole du parti de la majorité, a souhaité que cette politique soit celle «de l'Europe tout entière à l'occasion de la présidence française» de l'UE.

 

Source: le Figaro




 

Mohammed Moussaoui : « Dans tous les pays du monde et dans toutes les confessions, il y a des coopérations ! »


Saphirnews : Avec un score de 43,2%, le RMF est arrivé en tête du 1er tour des élections du CFCM, quelles sont vos impressions ?


Mohammed Moussaoui : Le résultat était prévisible. Malgré tout, il est important de dépasser les clivages d’appartenance. Le RMF travaillera avec toutes les composantes, même indépendantes.

Vous êtes favori pour devenir président du CFCM, quel sera votre programme si ce pronostic se concrétise ?

M.M. : L’une des priorités pour le président du CFCM serait la formation des cadres religieux, imams et aumôniers. Il faut également s’atteler à la construction de lieux de cultes dignes. Il y a un déficit important à ce niveau-là en France contrairement à nos voisins allemands qui disposent de 2600 lieux de cultes pour 2 millions de musulmans alors qu'en France il y en a deux fois moins pour 5 millions de musulmans. Il y a aussi le dossier du pèlerinage, notamment avec les nombreuses plaintes déposées cette année. Il faudra également améliorer les conditions de sacrifice de l’Aïd-el-Kebir mais aussi régler le problème des lieux de sépulture. Pour ce dernier, ,il faudra d’abord dresser un état des lieux de ce qui existe, évaluer les besoins des différentes communes. Objectif : créer de nouveaux carrés musulmans dans les villes qui en sont dépourvues et les étendre ailleurs. La dernière priorité concerne le dialogue interreligieux, pour mieux connaitre les autres confessions et pour un mieux vivre ensemble.

Du Grenelle de l'Animal, pourrait déboucher toute une série de mesures législatives en matière d'abattage rituel, quel est votre point de vue ?

M.M. : Personnellement, je crois qu’il faut respecter les textes religieux qui rejettent l’étourdissement préalable. D’autre part, d’un point de vue sanitaire, ce procédé [l’étourdissement en général, ndlr] ne permet pas d’avoir une meilleure viande. Le CFCM pourrait faire appel à des experts d’un point de vue théologique, pour prendre des décisions en conséquence.

Seuls 4.900 électeurs sur les 5 ou 6 millions de musulmans en France ont pu élire les représentants, le mode de scrutin ne va-t-il pas entacher une fois de plus la crédibilité de l'instance ? Changer le mode de scrutin fera t-il parti de vos priorités ?

M.M. : Ce critère de représentation est ce qu’il est. Il a le mérite d’exister. Il a servi à assoir les instances de 2003/2005. Il appartient aux gens qui contestent ce critère d’en proposer d’autre(s). Le RMF s’engage à mettre en place un groupe de travail dont la mission est de réfléchir au mode de gouvernance et de proposer des alternatives au mode de scrutin actuel.

Il se pourrait que Dalil Boubakeur soit finalement présent au sein du CFCM, bien que lui et sa fédération aient boycotté les élections, que pensez-vous de cette cohabitation ?

M.M : Je pense que ce n’est pas la seule fédération dans cette situation. Ce n’est pas une nouveauté. Mais la Grande Mosquée de Paris (GMP) est une fédération importante, fondatrice. C’est donc légitime du point de vue statutaire. Il faut que toutes les composantes de l’Islam de France soient présentes. Concernant plus particulièrement le boycott de Dalil Boukakeur, il s’agit d’une décision regrettable. Mais maintenant, il faut regarder vers l’avenir et ne pas rester bloquer sur les évènements du passé.

A l'heure où l'ingérence étrangère est dénoncée par tous, le RMF est accusé de prendre ses décisions en étroite collaboration avec le ministère des Habous marocain… Quelles garanties apportez vous pour prouver votre indépendance ?

M.M. : Je pense que le mode de fonctionnement est connu. Il y a des règles précises qui vont régir le CFCM. Aucune règle extérieure ne sera introduite. Quant à la proximité avec les pays d’origine, il appartient à toute fédération de nouer des relations de coopération avec des organismes qu’elles jugent pouvoir lui apporter un soutien. Dans tous les cas, si je suis président du CFCM, je serai le président du CFCM « tout court » et le RMF serait une fédération parmi d’autres. Je ne conteste pas la relation qu’à le RMF avec le ministère des Habous marocain. Ni même d’ailleurs celle qu’entretient la GMP avec l’Algérie et l’UOIF avec certains pays du Golfe. Chaque fédération a des relations. Mais il faut que ces relations de coopération ne viennent pas se chevaucher avec les règles du CFCM. La coopération du RMF avec le ministère des Habous continuera mais on ne peut pas réduire le RMF à cette relation. Dans tous les pays du monde, dans toutes les confessions, il y a toujours des coopérations. La mondialisation a traversé tous les domaines. Lorsqu’une décision devra être prise au sein du CFCM, le mode de fonctionnement changera pas.

Comment voyez-vous le deuxième tour des élections, prévues le 22 juin prochain ?

M.M : Je suis confiant, et j’espère que ce sera l’occasion de redynamiser toutes les forces du CFCM, avec une liste la plus représentative possible, comprenant aussi les petites fédérations.


Source : SaphirNews
 
 


 



 
 
Vive l’islam de France et le Roi du Maroc !

Ça y est ! Dimanche soir, le verdict des urnes musulmanes est tombé : le Rassemblement des Marocains [pardon, des Musulmans !] de France a raflé la mise : 43 % à lui tout seul, frôlant presque la majorité absolue ! Mais il est vrai que, comme au bled, les résultats électoraux n’ont réservé aucune surprise : la victoire du RMF était connue d’avance, à tel point que les journalistes du Palais avaient déjà préparé leurs fiches de commentaires depuis 15 jours. « Missieurs, Midames, Midimoizelles, nous avons le très grand honneur et la sollicitude de vous annoncer que la démocratie musulmane a triomphé ! Le peuple a tranché et a choisi les ’milleurs’ d’entre nous !  ». Une belle leçon de démocratie à la "sauce Makhzen" en quelque sorte : « Vive Dieu, le Roi et la Rip….oublique ! » pourrait devenir d’ailleurs la nouvelle devise des "promus" du Conseil français de culte musulman, cuvé royale 2008.

A l’image de Saint-Georges, l’islam chérifien, sans doute plus tactique et davantage rassemblé, a terrassé sans pitié le dragon "Islam-FLN" qui régnait sur le CFCM depuis plusieurs années. Enfin, voilà l’islam de France émancipé des "méchants" agents consulaires algériens, ces "fils putatifs" de Boumédienne et de Bouteflika qui font régner la terreur dans les mosquées !


L’islam de France est désormais pacifié et adouci (vive le thé à la menthe, la pastilla et les cornes de gazelles !), géré par des "gens responsables", calmes, obéissants, enfin un scénario qu’aurait sans doute rêvé notre regretté, le "bon Maréchal" Lyautey, qui voyait dans le "modèle chérifien" la bonne méthode de gouvernement des indigènes. Surtout, ne les assimilons pas !


Laissons les vivre entre eux au cœur de leurs médinas ! Protégeons leurs mosquées et leurs médersas ! En deux mots  : qu’ils se développent dans leur "milieu naturel", en promouvant un self-government musulman qui préservera leur communauté des influences nocives. Un CFCM avant l’heure en quelque sorte ! Et oui, Lyautey était un vrai visionnaire : il avait imaginé avec presque un siècle d’avance notre Conseil français du culte marocain ! Trop fort, ce Maréchal !


Alors, chers Algériens et Français d’origine algérienne, soyez bons joueurs et ne râlez pas ! Certes, vous avez encore du mal à digérer votre défaite cuisante contre le Maroc en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations ! Et puis, votre défaite au CFCM, dimanche dernier ! Deux défaites de suite, c’est dur ! Mais une petite alternance "à la marocaine" dans le paysage islamique français (le PIF !), ce n’est pas si mal que ça : un parti dominant (43 %), des islamistes du Roi très très sages et quelques figurants noirs et turcs pour faire vitrine démocratique ! Ce n’est pas si mal que ça comme résultat, non ? C’est plutôt sympa, n’est-ce pas ? C’est la "diversité à la française !" C’est la "choura" revisitée par l’islam bled in France.


Et puis, au moins, les Marocains, ils sont démocrates, disciplinés, pas comme vous, hein, les Algériens ! Ils respectent les urnes, participent aux élections et font des communiqués très polis pour remercier leurs concurrents : « Merci chers Frères turcs, africains, tunisiens, chinois et tibétains… d’avoir participé aux élections ! C’est très gentil ! Barak Allah fik ! C’est la communauté musulmane qui ressort grandie ! ».


Et vous, chers Algériens, que faisiez-vous le jour des élections du CFCM ? Vous étiez au PMU, au bar kabyle de la rue d’à-côté en train de siroter votre canon du dimanche, ou quoi ? Et, oui, vous connaissiez pourtant le trop célèbre proverbe français : « Qui va au café, perd sa mosquée !  »

Et, oui, chers Algériens, vous auriez du écouter les conseils de notre Roi à nous, Nicolas Ier : « Restez vous-mêmes ! Restez entre vous ! Vive les imams dans les cités ! Vive les Fatwas dans les mosquées  ! ». Le problème, c’est que vous, les Franco-Algériens, vous n’avez pas voulu entendre les jugements avisés de notre bon roi de France Nicolas Ier. Comme d’habitude, vous en avez fait qu’à votre tê

te ! Et Dieu sait qu’elle est vraiment dure votre tête de "Djazaïri" de France (Ras !) : des vrais "Ali La Pointe" du Vingt-et-unième siècle ! Des vrais rebelles à l’ordre républicain ! Des râleurs permanents ! Des vrais Français quoi !


Allez, restez bons joueurs ! Restez zen  ! Restez "Makh-Zen" ! Et puis consolez-vous : grâce au nouveau CFCM ; vous pourrez sûrement obtenir des billets à tarif réduit pour aller visiter tous ensemble la Grande Mosquée "Hassan II", la plus majestueuse et la plus belle du Maghreb ! Et comme le dit, le célèbre proverbe biblique : « L’année prochaine à Casablanca ! ».


 

 

 

La sarkozysation de l'audiovisuel francais

 

martin Bougues, propriétaire de la principale chaîne de télévision française, TF1, a confirmé la nomination de Jean-Claude Dassier à direction de l’information de TF1 et celle de Laurence Ferrari comme nouvelle présentatrice du journal de 20h, en remplacement de Patrick Poivre d’Arvor (dit « PPDA ») qui occupait cette fonction depuis 19 ans.

Martin Bouygues est un milliardaire proche du président Nicolas Sarkozy. Il fut le témoin de son mariage avec Cécilia et est le parrain de leur fils Louis.

Au lendemain de l’élection présidentielle, Martin Bouygues a nommé le directeur adjoint de campagne électorale de M. Sarkozy, Laurent Solly, directeur adjoint de TF1.

Jean-Claude Dassier est le père d’Arnaud Dassier, conseiller pour la communication Internet de Nicolas Sarkozy et directeur de la communication internet de l’UMP (le parti de Nicolas Sarkozy).

Le Journal de 20h de TF1 est la principale source d’information des Français. Il atteint souvent 40 % de parts de marchés (environ 8 millions de téléspectateurs).

Selon le Daily Telegraph, Laurence Ferrari aurait eu une liaison avec Nicolas Sarkozy lorsque son mariage avec Cécilia battait de l’aile. Une source proche de l’Élysée indique qu’elle se serait séparée de son mari, Thomas Hugues, après un discret week-end à Marrakech avec le président, mais elle aurait dû céder la place au mannequin italien Carla Bruni, sélectionnée par le conseiller en communication de la présidence. Les magazines français Closer et Metro, qui s’étaient fait l’écho de cette aventure ont été condamnés à la demande de Mme Ferrari pour « atteinte à la vie privée », bien que cette information soit indispensable à la compréhension politique du nouveau paysage audiovisuel français.

Jusqu’à l’été 2006, le remplaçant de PPDA au Journal de 20h, durant les week-end et les vacances était Thomas Hugues (alors époux de Laurence Ferrari). Il a été mis à l’éccart et remplacé depuis juillet 2006 par Harry Roselmack dont la nomination n’avait pas été annoncée par Martin Bouygues, mais par Nicolas Sarkozy, décidément très prévoyant.


Source : Réseau voltaire




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