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Union pour la Méditerranée : Un « ORNI », objet remuant non identifié ?


Par René Naba

Nicolas Sarkozy a pris le 1er juillet 2008 la présidence de l’Union Européenne avec pour objectif avoué de mettre sur pied ce qu’il considère être un projet novateur -l’Union euro-méditerranéenne- en vue de bouleverser radicalement les rapports houleux entre les deux rives de la Méditerranée dont l‘entrechoc culturel a longtemps constitué la trame de l’histoire de l’Humanité.

Mais ce projet phare de la diplomatie sarkozienne butte toutefois d’emblée sur un malentendu fondamental au point de constituer un empêchement dirimant dressé, paradoxalement, par le propre concepteur du projet dans son discours de Tunis, l’équivalent pour le Monde arabe de son discours de Dakar sur le monde africain (juillet 2007), fondant le partenariat transméditerranéen sur une division raciale du travail sous l’effet de la conjonction de la « main d’œuvre » arabe et de « l’intelligence » française.

I- Le discours de Nicolas Sarkozy à Tunis : un partenariat fondé sur une vision raciale de la division du travail sur la base des stéréotypes coloniaux de la France

Nicolas Sarkozy l’avoue sans ambages avec une clarté qui ne laisse place à la moindre ambiguïté : « Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation. (...) Ensemble, avec votre main d’oeuvre, avec nos écoles, nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier", a soutenu le 29 avril à Tunis le président français devant un parterre de cinq cents patrons français et tunisiens, assurant toutefois que la France veut travailler « pas comme une puissance post-coloniale, mais comme une puissance qui partage avec vous une communauté de valeurs, à égalité ?

Cette précision aurait été bienvenue si elle ne fondait l’égalité sur un partage des rôles consacrant un rapport de subordination entre « l’Intelligence » de l’un et « la main d’œuvre » de l’autre. Un tel schéma augure mal de la viabilité de ce projet ambitieux car il signe la permanence d’une posture raciste des rapports entre la France et ses anciennes possessions, une xénophobie institutionnelle formulée par le premier magistrat de France, soixante ans après la décolonisation.

La conjugaison de la main d’oeuvre arabe et de l’intelligence française constitue une variation sur le thème récurrent de la pensée subliminale française, la traduction du rêve extatique d’une fraction de la population française depuis plusieurs générations qui se résume par cette formule lapidaire mais hautement expressive : « faire suer le burnous ». Une rengaine orchestrant une mauvaise réédition d’une mauvaise émission de télévision « la tête et les jambes », le mauvais remake d’un mauvais film qui a ponctué tout le long du XX me siècle l’imaginaire français de la « chair à canons », au « bougnoule », au « sauvageon », à la « racaille » au « karcher » à la toute dernière saillie sarkozienne de Tunis.

Elle renvoie aux pires stéréotypes coloniaux quand bien même la transmission du savoir gréco-romain aux Européens se soit effectuée par l’entremise des Arabes, quand bien même la langue française soit métissée de l‘apport du lexique scientifique arabe -de Logarithme, à Algèbre, à Chimie, à Alcool, à Divan - quand bien même les Arabes de même que les Africains aient massivement volé au secours de la France, deux fois en un même siècle, fait rarissime ans l’histoire, pour pallier les défaillances du commandement politico-militaire français, c’est à dire la quintessence du génie français [1].

Au-delà de la décolonisation et des protestations verbales d’amitié, la France demeure intangible sur ce point là qui considère l’indigénat comme un statut permanent, un élément consubstantiel de la condition de vie des peuples ultramarins. L’autochtone d’au delà des mers est un indigène qui conserve ce statut à vie, que cela soit chez lui ou à l’extérieur de son pays natal, du moins dans l’optique française. Il naît indigène dans son pays de naissance que ce pays soit sous domination ou indépendant et demeure indigène dans son pays d’accueil quelque soit son degré d’intégration ou son niveau social.

Par une perversion de l’esprit qui puise son origine dans une psychorigidité nourrie d’une nostalgie de grandeur, l’immigré en France, —par transposition du schéma colonial à l’espace métropolitain, et, au delà à l’espace occidental—, est en effet perçu comme un indigène, ce qui fait paradoxalement de l’immigré, l’indigène de celui qui est étymologiquement l’indigène, une main-d’oeuvre relevant de la domesticité de convenance, dont l’expatriation assure sa subsistance et l’oblige par voie de conséquence, là aussi, à un devoir de gratitude envers le pays hôte. Où qu’il soit, quoiqu’il fasse, quoiqu’il advienne, il est tenu à un devoir de gratitude à l’égard de ses anciens colonisateurs, ses nouveaux partenaires du projet euro-méditerranéen détenteurs du savoir, porteurs de progrès et de civilisation.

Le point culminant de ce travestissement a été atteint lors du choc pétrolier de 1973 consécutif au boycottage décrété par les pays arabes à l’encontre des Etats occidentaux soutenant Israël. Bien qu’officiellement épargnée par le boycottage pétrolier anti-occidental, bien qu’elle soit le principal bénéficiaire du boom pétrolier, le principal bénéficiaire des contrats pétro monarchiques, le partenaire privilégié du Monde arabe, la France donnera néanmoins libre cours à sa xénophobie.

Tout le monde garde présent à l’esprit les traits d’humour d’une époque où les Français exultaient de compenser leur absence de ressources naturelles par une prétendue supériorité intellectuelle, affichant leur fierté de ne "pas avoir de pétrole mais des idées", formule qui peut se décrypter de la façon suivante : "pas d’essence, mais la quintessence de l’esprit". Un humour qui sous-tendait une arabophobie ambiante dans une période où les arabo-musulmans étaient –déjà - cloués au pilori pour avoir osé frigorifier les Français avec leur crise de l’énergie, alors que le renchérissement du coût du pétrole, vécu comme un crime de lèse-majesté, ressortait d’un problème de rajustement des prix du brut, longtemps outrageusement favorables aux économies occidentales.

Un trait d’humour d’une ironie amère résume mieux que tout l’état d’esprit dominant des Français, immortalisé par l’humoriste Coluche vilipendant, par antiphrase, "l’Arabe qui mange le pain du Portugais qui mange le pain du Français". Les raisons de ce travestissement sont multiples de sorte que l’étranger est doublement étranger, voire étrange même. D’extraction modeste, affecté à des taches subalternes et pénibles de surcroît non valorisantes, l’immigré, parqué en marge des villes, est par définition et par destination un être en marge de la société, un élément marginal et non une composante de la société française. Il n’a de ce fait ni droit de cité, ni droit de regard, ni a fortiori droit de parole.

Soustrait à la vue du public, hors des usines, il ne dispose pas d’une existence propre. Il en est de même des pays à la périphérie de l’Europe. Si dans le subconscient français, les immigrés sont « les indigènes de la République », les pays extra européens du pourtour méditerranéen sont, par extension et par destination, « les indigènes de l’Europe ». Telle est du moins la déduction que l’on peut faire du discours de Nicolas Sarkozy à Tunis au point que se pose la question de savoir si l’Union pour la Méditerranéenne qui devrait regrouper treize pays arabes ou musulmans —(Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Palestine, Liban, Syrie, Jordanie, Turquie, Albanie, Kosovo et Bosnie)- et son corollaire le pacte de migratoire de Brice Hortefeux ne seraient pas en fin de compte une « Union en trompe l’œil pour contenir la majorité musulmane du voisinage européen ».


http://oumma.com/Union-pour-la-Mediterranee-Un-ORNI  

 


 

Gaza : Mogadishu ou Dubaï ?

 

 

Le Sénateur Démocrate et candidat à la présidentielle Barack Obama est allé la semaine dernière à Washington à la conférence d'AIPAC, l'ultra puissant Comité des Affaires Publiques Amérique Israël, et a dit sans ambiguïté que Jérusalem devait être la capitale « indivisée » d'Israël. L'auditorium rempli à craquer a pu exploser de joie. Mais l'opinion publique dans le Monde Arabe –où il y a une énorme bonne volonté concernant Obama – a été consternée si ce n'est choquée.

Mais alors c'est peut être la secrétaire d'état Condoleezza Rice, qui a jeté la vraie bombe à AIPAC. Elle s'en est violemment prise comme prévu à l'Iran, au Hezbollah Shi'ite du Liban, et au Hamas en Palestine, ses mots faisant écho à ceux du candidat Républicain à la présidentielle, John MacCain. Puis, au beau milieu de son discours elle a dit :«l'extension de la violence au Moyen Orient rend la création d'un état palestinien pacifique plus urgent et pas moins urgent. »

« L'opportunité actuelle n'est pas parfaite, loin sans faut, mais c'est mieux que tout ce qui s'est présenté ces dernières années, et nous devons saisir celle-ci. Les Israéliens ont attendu trop longtemps la sécurité qu'ils souhaitent et méritent, et les Palestiniens ont attendu trop longtemps parmi les humiliations quotidiennes pour la dignité d'un état palestinien. »

il faut un énorme courage politique pour faire ce genre de remarque devant des supporters endurcis d'AIPAC, même si vous êtes la secrétaire d'état des US. Comme on pouvait s'y attendre après ces paroles, la salle chauffée à blanc a sombré dans un silence de mort.

Entrez au Goulag

Qu'en est-il des personnes dépossédées qui souffrent de ces humiliations quotidiennes auxquelles a fait référence Rice, de l'autre côté du monde, qu'en penseraient –ils ?

Gaza – principalement un immense Goulag – est actuellement un endroit encore plus désespéré que d'ordinaire. Israël a mis un embargo total sur le carburant. De nouveau la punition collective est en place – non seulement contre le Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza depuis un an maintenant, mais contre la population civile désespérée de 1.5 millions de Palestiniens.

Pendant tout ce temps, Gaza a été bombardée et affamée à mort. Ce qui reste de terre arable a été détruit au bulldozer par l'armée israélienne. Toute cette souffrance parce que le peuple palestinien de Gaza a choisi d'être dirigé par le Hamas lors d'une élection démocratique en janvier 2005. C'est quelque chose que Washington et Tel Aviv ne peuvent tout simplement pas admettre.

Israël était juste sur le point d'envahir Gaza – une nouvelle fois. Le Premier ministre Ehud Olmert – qui fait face à un scandale de corruption – aurait été enchanté d'une telle tactique de diversion. De retour de Washington – où il a participé à la conférence d'AIPAC et a eu une réunion en face à face avec le Président George W. bush, essayant de vendre des renseignements israéliens plus actualisés sur l'Iran que les données US du NIE ( National Intelligence Estimate) – Olmert a dit, « comme cela apparaît maintenant, nous nous rapprochons d'un opération militaire à Gaza plus que tout autre type d'accord (diplomatique) ».

L'ancien premier ministre Ehud Barak, l'actuel ministre de la défense était d'accord. Et Barak n'est pas si dur qu'Olmert. Barak est la personnalité en vue au parlement qui favorise une trêve avec le Hamas négociée par l'Egypte. En voici les termes : si Israël stoppe ses raids militaires dans Gaza et met fin à l'actuel siège, le Hamas arrêtera de tirer ses roquettes artisanales sur le territoire israélien. Ces attaques à la roquette contre Israël reste le casus belli fondamental pour une invasion israélienne de Gaza.

Israël se retient d'envahir Gaza – au moins pour le moment – non pas à cause d'un quelconque souci humanitaire. Il n'envahit pas Gaza parce qu'il craint qu'il y ait des victimes israéliennes – et surtout parce qu'il n'a pas de stratégie de retrait. L'invasion pourrait durer jusqu'à six mois – selon des experts militaires israéliens. Et puis quoi faire ?

En ce qui concerne la trêve elle est vouée à l'échec. Selon des sondages, c'est comme cela que le voit les israéliens. Et alors l'invasion sera inévitable – à nouveau. Et ce sera Israël contre le Hamas équipé d'armes de meilleure qualité.

Yuval Diskin, le chef du Shin Bet, les services de sécurité d'Israël, est convaincu que le Hamas va devenir une menace stratégique pour Israël. Le général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires, est contre tout type de cessez le feu. Il croit que cela donnera du pouvoir au Hamas, non seulement militairement mais surtout politiquement

La logique derrière cela c'est la même vieille règle impériale du diviser pour mieux régner. Israël et les US s'accordent le droit de discuter avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas – considéré universellement par l'élite israélienne comme un « partenaire sûr. » Mais en même temps, Israël et les US ne veulent pas qu'Abbas parle avec le Hamas – alors même qu'ils sont tous Palestiniens.

Entrée du sauveur

Tandis que Rice s'accroche désespérément au rêve d'un plan de paix – peut être le dernier espoir de sauver l'échec de l'héritage historique de l'Administration Bush- l'élite israélienne semble toujours être enfermée dans son fonctionnement en mode guerre. Considérez Ephraim Sneh, un homme que beaucoup d'Israéliens – et de Juifs Américains – pensent qu'il devrait être le prochain premier ministre israélien. Sneh n'est pas une colombe, mais ce n'est pas un fanatique non plus. C'est un ancien vice ministre de la défense (1999 – 2001) un général à la retraite, et un député travailliste très influent au sein du parlement. Sneh s'est vendu à la conférence d'AIPAC comme ayant la solution finale pour Gaza.

Selon Sneh «le problème de Gaza c'est qu'il y a 1 million de personnes qui y vivent dans la pauvreté et maintenant n'ont aucun travail ni espoir. Et si vous voulez déraciner le Hamas – ce qu'Israël doit faire un jour – la façon de le faire ce n'est pas simplement par une opération militaire, qui briserait la force militaire du Hamas, mais aussi de permettre au gouvernement légitime du premier ministre Salam Fayyad de restaurer son autorité, et immédiatement après cela d'appliquer un plan de développement économique pour construire par le biais d'entreprises privées 100 000 emplois à Gaza. »

Sneh a une formule claire pour vendre son offre : « actuellement Gaza est comme Mogadishu (capitale du Soudan). Cela pourrait être Dubaï (dans les Emirats Arabes Unis). Ce qu'il faut c'est déraciner les terroristes et permettre aux forces démocratiques d'agir ».

Le problème de Sneh, avec toutes se propositions modérées, c'est le problème de l'élite israélienne : le Hamas est considéré comme rien d'autre qu'un gang de « terroristes » - alors que sa popularité est totalement niée.

Sneh semble même comme certains (Arabes) qui diabolisent le Hamas telle la TV Al-Arabiya, un bras médiatique armé de facto de la Maison des Sauds, qui cultive les bizarreries telles qu'un reportage intitulé « Israël se réserve l'option d'une stabilisation pacifique de Gaza ».

Selon Sneh, la côte de popularité du Hamas à Gaza est « un autre cliché sans fondement. Le Hamas n'est pas populaire à Gaza. Le Hamas contrôle Gaza par la force brutale – en fait c'est comme cela qu'ils ont pris le pouvoir à Gaza. » Ce n'est pas vrai : le Hamas a gagné une élection libre et équitable en janvier 2005, sous la surveillance de la communauté internationale. Et le Hamas est populaire parce qu'il a développé un système de sécurité sociale et à cause de son absence de corruption, à l'inverse du Fatah d'Abbas.

Entre parenthèses, Sneh connaît très bien Abbas. Ils se rencontrent « assez fréquemment ». Abbas est considéré comme « un homme de paix » qui « représente la majorité du peuple palestinien, qui veut la normalité et sait que le terrorisme est contre productif. » L'ancien premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait l'habitude de dire la même chose d'Abbas.

Sneh rejette complètement le résultat des élections de Gaza : « ils n'avaient pas la majorité, mais ils ont utilisé le système de découpage par district pour s'approprier plus de sièges au parlement. Même lorsqu'ils étaient au sommet de leur influence, ils représentaient seulement 43 % de la population palestinienne. Actuellement ils sont moins populaires qu'ils ne l'étaient par le passé. »

Les politiciens dans les démocraties occidentales ne peuvent que rêver d'avoir 43% de vote. Les présidents US sont élus par moins d'un quart de toute la population. En janvier 2005, le Hamas a obtenu 75 des 118 sièges.

Sneh insiste sur le fait que le Hamas « a prouvé qu'ils ne peuvent pas résoudre les problèmes généraux de Gaza. Ils ne peuvent construire la stabilité, ils ne peuvent pas construire la prospérité. Ils ne peuvent pas nourrir les enfants de Gaza avec des balles de fusils ». Il pourrait ajouté que personne ne peut construire quoi que ce soit dans un Goulag sous total embargo.

Donc Gaza peut être un nouveau Dubaï – mais d'abord le Hamas doit être écrasé. Quiconque est familier de Gaza sait que cette proposition schizophrénique ne se réalisera jamais – sauf si 1.5 millions de personnes sont exterminées. Il semble que « Mogadishu » est là pour rester.

Mais tout le drame de Gaza va bien au-delà du Hamas. C'est directement lié à la confrontation plus large entre Israël et les US contre l'Iran – et la campagne ininterrompue de diabolisation contre l'Iran à la fois en Israël et aux US.

La République Islamique soutient activement la Syrie, le Hezbollah, et le Hamas. Bien qu'il ne le déclare pas publiquement, écraser le Hamas et handicaper l'Iran est essentiel pour la faction des élites israéliennes sionistes et militaristes, pour faire avancer le plus grand projet de « Eretz Israël. « Ce Grand Israël devrait inclure la majeure partie si ce n'est toute la Cisjordanie, Gaza, le Golan et le Sud Liban jusqu'à la rivière Litani, une source extrêmement précieuse d'eau et une raison majeure de l'attaque israélienne contre le sud Liban lors de la guerre de 2006, que le Hezbollah a gagné.

Donc est ce bien Dubaï ou Mogadishu ? Au-delà de tout cela, il s'agit de l'Iran et de l'eau.

 

Source : planete non violence.

 


 
 
 
Les députés néo-démocrates canadiens mettent en cause l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre

 

Le 10 juin 2008, Libby Davies, a donné lecture à la Chambre des communes du Canada d’une pétition de citoyens appelant à l’ouverture d’une enquête canadienne sur les attentats du 11 septembre 2001.

Députée de Vancouver, Madame Davies, premier parlementaire canadien gay à avoir fait son coming out, est connue pour son engagement contre la guerre en Irak. Elle préside le groupe parlementaire des 30 députés du Nouveau parti démocratique (membre de l’Internationale socialiste)

Voici le texte de la pétition :

« Nous, les soussignés, citoyen du Canada, voulons attirer l’attention de la Chambre sur ce qui suit :

Que, des témoignages et des preuves scientifiques démontrent que le rapport de la commission d’enquête officielle sur les évènements du 11 septembre 2001 est un document frauduleux et que ses auteurs, consciemment ou inconsciemment, sont coupables d’occulter les évènements réels du 11 septembre 2001. Les preuves amassées démontrent de façon évidente que les tours 1, 2 et 7 du World Trade Center ont été démolies a l’aide d’engins explosifs et que la théorie officielle supportant la thèse que les trois tours se sont écroulées suite à l’impact des avions et de la chaleur des incendies qui suivirent est de façon irréfutable, fausse.


Nous croyons fermement que des éléments au sein du gouvernement états-unien ont été complices du meurtre de milliers d’innocents le 11 septembre 2001. Cet évènement a conduit le Canada à s’engager dans la prétendue « guerre au terrorisme » et à changer notre politique nationale et internationale pour le pire. Le 11 septembre 2001 va continuer à avoir des conséquences néfastes pour tous si nous refusons d’examiner les faits attentivement et de façon objective.


Par ces motifs, les signataires de la présente pétition demandent au Parlement :

(1) De lancer immédiatement sa propre enquête sur les évènements du 11 septembre 2001 au nom des 24 citoyens canadiens tués le 11 septembre 2001 à New York City.

(2) Agir de façon légale, à la lumière de sa propre enquête, en aidant à poursuivre en justice les vrai coupables devant les juridictions internationales.

Pour la vérité et la responsabilité,  »

 

 

 

 

Une danoise voilée dans l'équipe nationale de football    

Zenab El-Khatib, une danoise de 15 ans, pourra garder son foulard pour taper dans le ballon. La jeune fille d’origine palestienne, qui vit à Odense dans le centre du Danemark, a été sélectionnée dans l’équipe nationale de football, dans la catégorie des moins de 16 ans. La Fédération danoise de football (DBU) a estimé que l’adolescente avait été choisie en « raison de ses qualités de joueuse, et le foulard qu’elle porte couvre uniquement ses cheveux et ne constitue nullement une gêne pour elle ni un risque pour sa sécurité sur le terrain ». Zenab a été « heureusement étonnée qu’on l’ait prise au sein de l’équipe nationale ». Pour l’organisation, « L’important est de donner une chance aux filles et garçons talentueux de jouer au football dans nos clubs et dans l’équipe nationale sans tenir compte du milieu religieux dans lequel ils ont grandi ». Le 2 juin dernier, sur le site internet du quotidien régional Fyens Stifstidende, elle a expliqué que porter le foulard est « une décision complètement (sienne) », car cela « signifie beaucoup pour elle ». Estimant qu’elle ne pouvait porter le foulard islamique qui arrive au cou ou à ses épaules, la jeune fille a fait faire coudre un « foulard spécial qui couvre uniquement » ses cheveux et « dans un tissu très léger afin de ne pas avoir chaud sur le terrain ». Pour la DBU, « il ne s’agit pas de foulard islamique », et en cas de doute, « il appartient aux autres, la Fifa et l’UEFA, de décider de la religiosité ou non de ce foulard ». Le porte-parole de la fédération danoise de football a ajouté être néanmoins « d’accord avec la Fifa de ne pas promouvoir les symboles religieux sur les terrains de football ».

Le port du foulard islamique autorisé jusque dans le parlement danois...

Il faut savoir qu’en matière de port du foulard islamique, le Danemark est plutôt libéral. Celui-ci est même autorisé dans les établissements d’enseignement. Et en l’absence de règles spécifiques, c’est le principe général d’interdiction de toute discrimination religieuse, raciale, nationale ou ethnique qui s’applique. Par ailleurs, la loi du 12 juin 1996 portant interdiction de toute discrimination sur le marché du travail interdit notamment toute différence de traitement fondée sur un critère religieux, tel que le port du foulard. En 2000, ce texte a été utilisé pour la première fois dans une affaire relative au foulard islamique. A cette occasion, la cour d’appel de Copenhague avait condamné un grand magasin d’Odense qui, deux ans auparavant, avait renvoyé une jeune stagiaire de quinze ans qui refusait d’enlever son foulard. L’employeur avait été condamné à versé 10 000 couronnes (environ 1 350 euros) de dommages et intérêts, et au paiement des frais de procédure à hauteur de 25 000 couronnes (environ 3 500 euros). D’après le tribunal, les prescriptions vestimentaires du magasin constituaient une forme de discrimination indirecte envers toutes les femmes de confession musulmane. En 2003, un programme du gouvernement danois aborde la question du foulard et affirme que, à moins de raisons liées à la sécurité ou à l’hygiène, rien ne s’oppose à ce qu’une femme porte un foulard sur son lieu de travail. En avril dernier, l’Autorité du personnel des cours de justice a même décidé de permettre aux femmes juges de porter le foulard tout comme le Præsidium (comité exécutif, ndlr) du Parlement en autorisant le port du foulard et du tchador aux députés.

...mais interdit dans les tribunaux

Cette dernière décision n’a pas été critiquée. Ce qui a créé la polémique tout le mois de mai au sein de la classe politique et dans les journaux danois, c’est la décision de l’Administration des tribunaux danois d’autoriser le port du foulard islamique par des juges dans les tribunaux. Le débat s'est même élargi jusqu'à l’interdiction totale des signes religieux. A cette occasion, le journal BERL TID a estimé dans son éditorial « que les femmes juges qui souhaitent porter le foulard ne pourront pas bénéficier de la confiance du public en leur capacité d’agir de façon neutre et indépendante de leur religion ». Pour sa part, le journal danois Politiken (POL) a remarqué que « l’interdiction du foulard ne fera pas du Danemark un Etat laïque moderne ». Il souligne « le rôle particulier de la religion protestante au Danemark où une nouvelle session du Parlement s’ouvre traditionnellement à l’aide d’un service religieux à l’église royale Slotskirken près du Parlement. (..) La laïcité au Danemark nécessite la modernisation de la Constitution et une réelle séparation de l’Eglise et de l’Etat, et qu’avant que cela se réalise, les débats tels que celui sur les foulards continueront de faire surface ». La controverse a fini par l'emporter en faveur d'une interdiction. La décision de l'administration des tribunaux danois, organisme indépendant ne pourra de toute façon être cassée que par une loi du parlement.
Mi-mai, Lene Espersen, la ministre danoise de la Justice a rendu officiellement la décision du gouvernement : « Les juges au Danemark ne doivent porter ni le foulard islamique ni tout autre symbole religieux comme la croix chrétienne, la calotte juive ou le turban sikh ». Un projet de loi sera présenté à l'automne au parlement pour concrétiser la décision. La Garde des Sceaux s'était justifiée ainsi : « Nous avons décidé d'interdire le port des symboles religieux ou politiques lorsqu'on est magistrat car un juge doit être neutre et impartial sur le plan vestimentaire dans les salles d'audience ».
Selon le journal La Croix, les tribunaux danois ne comptent à ce jour aucune juge de confession musulmane. Seul le Parlement pourrait bien voir arriver lors des prochaines élections législatives de 2009 la première député voilée, Asmaa Abdel-Hamid. Elle est actuellement suppléante d'un député élu lors des dernières élections en novembre 2007. Voir aussi :

Source: Saphir news